Mon premier trail - épilogue

Publié le par Lucile Woodward

Ce fut dur, intense, émouvant, et franchement ... épuisant !!

 

Comment dire ? Je n'étais sûrement pas assez préparée. Mais en tout cas j'ai adoré, et ça m'a donné envie d'en refaire. Mais attention, avant de vous y mettre vous aussi : lisez ! Afin que vous ne reveniez pas dans quelques semaines me dire que je ne vous avais pas prévenu !

 

Donc, départ le matin : franchement bien. Bien dormi, en forme, et au taquet complet, grâce aux conseils de Laurent Ardito : l'entraîneur des athlètes de la Team Asics Trail. En gros il nous a fait une petite séance dérouillage l'après-midi avant la course, nous a conseillé d'éviter le gluten et les produits laitiers, et m'a personnellement proposé une boisson énergétique de derrière les fagots à boire ... le soir d'avant la course, juste avant de se coucher. Et j'ai tout bu. ;-) Promis je vous fait un post en entier là dessus tout bientôt.

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Entraînement de préparation = jusqu'ici tout va bien

 

Donc bref, le coup de feu retentit et hop, 500 personnes se précipitent sur le premier kilomètre plat. Jusqu'ici tout va bien. Puis... c'est le drame ! 6 km de montée ultra intense, où personne (sauf les 5 premiers athlètes) ne peut courir. En fait je l'ai vécu comme une rando de haute montagne avec un dénivelé de malade à faire le plus vite possible. Et autant vous dire qu'à ce moment là je me suis maudit. Mais très fort ! Plus de souffle, plus de coeur, plus rien... Le mental voulait, mais le corps ne suivait pas. J'étais condamnée à marcher péniblement dans cette montée infernale et surtout INTERMINABLE !!

 

Note pour plus tard : avant de se lancer dans un trail, il faut VRAIMENT faire du fractionné. C'est-à-dire développer les capacités musculaires de son coeur et le volume de ses poumons. Sinon : vous êtes morts comme moi. Et ne faites pas genre juste je vais courir et ça sera bon (comme moi). Parce que ça ne marche pas.

 

Ouf, arrivée sur la crête où on nous avait promis une vue imprenable (merci j'ai rien vu!), tout va mieux. 2 - 3 minutes de récup, et hop j'ai envie de me remettre à courir sur le petit chemin tracé. Sauf qu'on est nombreux sur la crête. Et qu'il est très dur de doubler les concurrents puisque la crête par définition : c'est étroit et escarpé. Du coup je me retrouve coincée derrière un faux trooper des montagnes. (Parce que les troupes montagnardes ne m'ont pas fait forte impression - je voulais le signaler à qui de droit). 1h00 pile de montée. Avec une météo plutôt excécrable au sommet... Dommage, pour la vue il faudra repasser !

 

Désolée pour la qualité de l'image et du son ... mais je soufflais comme un boeuf ;-)

 

 

Et là : révélation : la descente. Je me suis envolée, libérée, éclatée ! Je me disais bien qu'un jour je comprendrai pourquoi la nature m'avait faite avec des gros quadriceps imposants et super développés. C'était pour déchirer en descente de Trail ! ;-)

Supers sensations, même pas mal aux pieds = bravo les chaussures de Trail d'Asics pour le zéro ampoules!

 

J'ai doublé plein de monde, je ne suis tombée que deux fois mais sans me faire mal, chevilles opérationnelles, mollets au taquet, abdo en gainage permanent.

 

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Arrivée en 'sprint' où j'ai eu l'impression de tout donner alors que je devais être à 8 à l'heure. Mais quel bonheur d'arriver.

 

Time officiel : 1h40. 22ème Sénior féminine. (Oui je suis déjà sénior, c'est quoi ce classement bidon qui met le moral dans les chaussettes ??) Contente aussi de retrouver toute la team press en l'état, sans blessure grave. Et tous ravis d'en avoir fini !

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La Team Press au complet. (Ps : Elodie comment fais-tu pour avoir de si beaux cheveux ??)

 

Au final : une grosse envie de le refaire ... MAIS dans des meilleures conditions.

C'est-à-dire : avec une meilleure préparation cardiovasculaire, toujours beaucoup de renforcement musculaire des cuisses, abdos, mollets, et une accoutumance en altitude un peu moins à l'arrache.

 

Epilogue d'épilogue :

J'ai eu des courbatures pendant 5 jours. Et ai réalisé par hasard qu'elles étaient plus supportables en talons hauts (c'est mon côté fashion !).

J'ai fait une sensible montée dans l'estime d'une dizaine de personnes autour de moi.

J'ai toujours envie de le refaire, mais sans augmenter la distance. 12 à 16 km, ça sera un max pour moi.

 

Alors, vous aussi vous êtes tenté ?

 

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Photo bonus : la mascotte de l'équipe de Hockey de Gap est devenue ma meilleure amie le temps d'une soirée ...

 

PPPS : Merci infiniment à ASICS pour m'avoir offert cette superbe expérience hors du commun. Merci aussi pour l'équipement. Merci enfin pour les entraînements d'Eric Lacroix - que j'aurai mieux fait de suivre.

Publié dans Conseils de Forme

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lutter contre la mauvaise haleine 17/02/2015 16:00

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Delphine 12/10/2012 09:26

Merci pour cet article !
Au sujet des courses en montagne, j'ai une question :
J'ai un cousin dans ma famille qui a fait (et terminé) l'ultratrail du Montblanc, toi tu dis adorer et vouloir recommencer une course difficile: sans provocation aucune, j'aimerais vraiment
comprendre l'intérêt de se mettre face à de telles difficultés ( montée, pluie, chemin escarpé,du monde sur le chemin, des courbatures...) !
Qu'est-ce que ça apporte concrètement ?